le blog de l'institut

De profundis clamavi ad te Domine, exaudi vocem meam. In te, Domine, speravi, non confundar in aeternum.

07-27-2007

Qui danse devant la mort.

l_arbre_rouge_1908
Mondrian
L'arbre rouge



Quand je suis en cours, à ma fac, juste en face de la rue, il y a un hopital. L'hopital donne sur les quais du rhone ou sur la fac.
Quand je suis en CM d'art médieval ou d'art Byzantin, et que je dort copieusement sur la table, desfois, je vois les lumières dans les chambres.
Il y a juste une rue qui nous sépare, mais il y a tout un monde qui nous sépare.
Je me disais ça, parce qu'on ne fait vraiment pas les mêmes choses que l'ont soit de ce côté de la rue ou de l'autre...

Par exemple, moi, à ma fac, j'ai travaillé ( un peu ) , j'ai bu des cafés au bat athéna, je suis allé à la BU, j'ai bu des cafés au batiment Clio, j'ai dormis sur ma table, j'ai fais pipi, j'ai mangé un sandwich nordique au saumon, j'ai bu des cafés au batiment europe, j'ai mangé des frites au resto U, j'ai bu des cafés au resto U, j'au bu des bières au resto U, j'ai fumé des clopes, j'ai fais caca, j'ai dormie dans l'amphi C toute la nuit ( merci le CPE), j'ai fait une course de caddy la nuit ( merci le CPE), j'ai tagué Marx Power sur la porte de l'amphi C ( Merci CPE), j'ai fais sauter tous les néons de l'amphi C ( Merci CPE) ( Oui, l'amphi C a beaucoup reçut...), j'ai lancé des boulettes de papiers, j'ai essayé de voler une poubelle, j'ai bronzé, j'ai joué au foot, j'ai pris des ascenceurs, j'ai fais des courses de chaise a roulette, j'ai triché.

Je suis aussi allé sur internet aux ordi de la Bibliotheque. Sur un chat, je me suis fait passer pour une fille. Une autre fille lesbienne est venut me parler. Elle m'a raconté ses fantasmes. Son kiff c'était d'enlever sa culotte sale le soir, de se la mettre sur la gueule, et de se branler comme ça, moi, un jours, je serais peut être en salle de REA à l'hopital en face de la fac, sous perfusion, sous respirateur artificiel, je pencherais la tête sur le côté, et je verrais, entre les stores, ces petits cons d'étudiants.

Je voudrais juste, encore un peu, faire danser cette vie devant la mort.

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07-25-2007

Palais de cristal.

LHOOQ
Marcel Duchamp
L.H.O.O.Q



Mon blog a été refait.
Vous trouvez ça jolie ? OH, pas refait par l'intervention du saint esprit, non non, c'est ma très chère informaticienne-maitresse d'école qui a fait tout ça. Moi, j'ai rien fait, rien, à part dire «  ouii c'est pas mal mais heuuuu ».

Bref, le blog de l'institut te rend hommage très chère betty.

Je suis tout de même un peu embêté. Il va falloir que je la remercie. Il faut que je lui achète un palais de marbre et de cristal. Le problème, c'est que je n'ai pas assez d'argent pour cela.
Heureusement, quand on est savoyard, on trouve une solution rapidement...
Il faut que j'investisse un marché à fort potentiel, inconnu, avec un bon rendement.
Que font les gens qui vont à la messe le dimanche ? Ils mangent une hostie pendant la célébration de l'eucharistie. OH, vous allez vous dire, «  s'attaquer aux cathos, c'est pas du beau. » déjà, bravo, vous avez le sens de la rime. Ensuite, je ne m'attaque pas à eux, je profite d'eux tout en leurs rendant service.
Attendez, vous imaginez un peu le marché que c'est la production d'hostie?
D'après mes recherches, Les hosties couterais environ 4€ les 10 hosties de 12 cm de diamètre.

Voila! j'ai trouvé comment offrir un palais à Betty ! Je me lance dans la création d'une entreprise de production d'hostie.
Le siège sociale sera dans un paradis fiscal, genre luxembourg. L'usine sera délocalisé en roumanie. Je lancerais une OPA hostiLE sur les entreprise actuelle. Je pense notemment a l'entreprise Leroy SA basé à boulogne sur mer. J'aurais le monopole sur les hosties.

Des hosties prix cassés, des hosties hard-discount. Aucunes églises ne me resistera. Je serais le seigneurs des hosties. J'innoverais, avec des hosties super-size, des hosties estampillé Jésus Superstar, des Hosties goût bacon-paprika, des hosties molles, des hosties multicolores, des hosties végétariennes, des hosties frisbee, des menues hosties happy meal ( avec un jouet offert genre un Jesus GI ), des sauces barbecue pour hosties, des hosties-pièges a l'anthrax...

Je me ferais édifier un palais de l'hosties, je serais entouré d'hosties-girls en bikini forme hosties.

Et avec tout l'argent gagné, j'offrirais à ma bienfaitrice, un palais d'or de marbre et de cristal.

ps: Je pourrais aussi me lancer dans la fabrication des cierges...
Cierges parfumés au canabis, cierge-sex-toys, cierges électroniques, cierges en forme de vierge Marie...

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07-13-2007

Pendant un certain temps.

 les_amoureux_de_vence
Marc Chagall
Les amoureux de Vence.

Le meilleur moment, c'est de se rendormir juste après que le réveil sonne. Merde pour cette fois.
A l'époque du Lycée, je devais prendre mon bus à 6h45. En plein hiver, à Chamonix, 6h45 c'est carrément de l'inconscience. Je laisse filer quelque chose comme une heure.
Va falloir que je prenne un bus. Il est encore remplit de skieur. Ca fait une drôle d'impression de prendre un bus remplit de gens en tenue de ski avec chaussures, ski et bâton. Tout le monde descend à l'arrête de la Flégère, la station de ski. Moi, je reste.
Après, j'irais marcher un moment. Dans la ville.
A 8h30, la ville n'est pas vraiment encore pour les promeneurs, pour les vacants. Dans n'importe quelle ville. C'est encore le règne des livreurs. Les bouchers fignolles leurs vitrines, les vendeuses nettoient les vitres des boutiques, des cartons par terre, partout.
Ce ne sera que poussé par un impétueux besoin de sécher les cours que je me promenerais en ville aux aurores.
Chamonix, milieu de l'hiver, je suis seul avec mon sac de lycéen, à me promener, à 8h30.
Je vais me chercher des croissants. J'irais prendre un café dans le petit centre commercial.
A cette heure-ci, ma classe, devait surement être en math, ou en physique. Et je suis là. Errant seul dans cette ville de touristes. Il n'y a personne d'autres comme moi. Il fait froid. Le printemps reviendra plus tard...
C'est dans ces moments ou je me sens échapper à la destinée- qui dans ce cas devait me coller au fond d'une salle de classe, à côté d'un radiateur de préférence- que je ressens le plus l'agréable et légère sensation d'être libre. Cela associé à un goût vicieux pour un certain échec, une certaine deception que je peux renvoyer à certaines personnes.
Peut être qu' on ne ressent la liberté qu'en fuyant d'une manière ou d'une autre des responsabilitées, qu'en tirant son chapeau devant la ligne droite qui est tracée.
La libertée aura toujours eut l'odeur des croissants dans un matin froid, avec le bruit des livreurs derrière moi, et mes pas qui résonnent dans des ruelles innocentes.
Après, plus de bus évidemment. Le lycée ne s'est pas installé dans cette ville touristiques. Je vais devoir faire du stop. Toujours avoir des gants pour faire du stop en plein hiver.
Le bord de la route, les aiguilles qui défilent. J'aurais aussi raté le cours de 9 h. Je commencerais a 10h, soit. On s'arrête enfin. On me posera sur la bretelle d'autoroute. Les voitures fileront tout droit, dans une ligne droite qui tranche la vallée en deux, pour mieux s'en éloigner. Moi, je traverserais l'autoroute à pied. J'arriverais au lycée, je prendrais un café à la machine du bat C. Je montrais au sommet du batiment, pour ne pas trop éveiller l'attention, je boirais mon café les mains au chaud sur le radiateur, regardant par la fenêtre le paysage enneigé, salit sur le bord des route, et l'autoroute, blanche, qui s'élance en deux virages moqueurs, s'adressant au pauvre connard que j'étais, qui restais sur le bord de l'autoroute, dans un lycée, à apprendre des choses qui ne me serviront plus jamais.
Après, j'irais peut être derrière la porte de la salle ou je devais avoir cours. J'aime à entendre la voix du professeur, qu'il ne s'imagine pas que je suis derrière. Je suis dans une zone intermédiaire, ni dedans, ni dehors, je vous roule tous dans la farine.
J'imaginerais ma place, vide, ma chaise bien en place, la table avec rien dessus.
Après, il ira trainer au CDI en regardant des monographie. Il n'y en a pas beaucoup dans ce lycée. Il s'arrêtera sur du Goya et du Chagall. Surtout « Les amoureux de Vence ». Il trouvera que cela est silencieux, intemporel et gracieux.
Après, il sortira à la pause de 10h, il retrouvera ses potes, il fumera une philippe morris et râlant sur cette pute de prof de sport. Il a oublié qu'il y avait sport à 10h, il n'a pas sa tenue.
Il prend le chemin du gymnase, relevant le col de sa veste, soufflant une bouffée de fumée de cigarette glacé qui se mélange à la vapeur produite par son souffle. Il songera aux voitures qui passent la cinquième sur l'autouroute, juste derrière. Il imaginera les bandes blanches défiler sous ses yeux, pendant un certains temps...

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07-09-2007

Le chapitre suivant.

Saint_sebastien

Saint Sébastien
Sébastiano Del Piombo


Oh oui, il n'y a que ça, j'en suis sur, je respire encore, et cela pour longtemps, même ici, oui, même ici je respire pour quelque chose, regarde, tu les vois, hein, tu les vois ces petits merdeux du samedi soir, que ça grouille de partout, ils se font les quais, parce qu'il y a les péniches avec les plus belles soirées, mais ouais, et toi tu y va pas, parce que tu vaut mieux que ça, mais putain qu'est ce qu'ils peuvent me dégouter, ça trime comme un fou la semaine, ça se casse le cul, ça s'économise, se prépart, s'achète les fringues, et les chaussures, tout ça pour un soir, Le Soir, mais bordel, est ce qu'ils savent mais non, tu le sais bien, ça ne réfléchit pas, mais ca s'éclate, oh mon Dieu, libère moi de toute cette merde que je côtoie, mais non, je les aimes, oui, bien sur, à ma manière, peut être de la pitié, mais je ne les supporterais plus très longtemps, non, plus très longtemps, et oui, regarde les encore un peu, ça a ciré la BM trop vieille, ça a sortie sa greluche pour la soirée, qu'elle c'est ravalée la façade pour l'occasion, parce que l'usine d'emballage ça fatigue la peau, alors ouais, ou encore ceux qui viennent en loup pour la soirée, les capotes dans le portefeuille, des barrêtes de shit dans la boite à gant, et ça a trimé en intérim pour faire le roi de la soirée et claquer sa bouteille de sky au bar du Q boat, oh ouais, mais ça a pas lu Camus ça, ça sais ce que c'est que l'homme absurde, oh non bien sur, tu vois, t'as un putain d'avantage sur eux, ouais, un avantage, c'est sur, tu claquera dans le cerceuil sans sourirs au moins, mais qu'ils s'éclatent donc, qu'ils serrent autant de meufs qu'ils veulent, qu'ils attrapent de l'herpès à l'arrière d'une merco, moi, leurs vies minables, je m'en fait des trophés de chasse, oh oui, je suis heureux qu'ils soient là, ils sont le spectacle de la déchéance, mais seulement, ouais, ce qui me casse les couilles, en fait, c'est cet aspect VIVANT, tu vois, une éspèce de certitude dans ce qu'ils font, une vie qu'ils vivent pratiquement, alors que toi, toi tu crois vivre quoi, à les regarder et à te dire qu'ils finiront la gueule par terre, mais ca sera même pas une revanche, parce qu'on est des frères humain, c'est ça le soucis, et que ça fait pas de différence, qu'on est juste un tas de boyaux entassés, avec plus ou moins de soucis et de peine dedans, mais que ça fait juste une masse inerte de plus au fond  d'un charnier, et quel sera ma vengeance alors, si ça serais que ça, mais non, putain, tu délire, je sais très bien ce qu'il se passera, ouais, moi, pour tout dire, je suis du côtés des tocards, des paumés de la vie, des SDF du bonheur, on sort de bars merdiques, de lycées professionnel, on frappe aux agences d'intérim, on se réfugie derrière une page de Lautréamont, on rêve de Mesrine, mais ouais, et, putain, on l'aura notre vengeance, oui, le jours ou merde, ca pètera pour de bon, tu crois qu'ils feront quel gueule, au fond d'une tranchée, arme au poing, la boue jusqu'au nez et les dents qui claquent, tu crois qu'ils feront fière mine face au peloton d'éxécution, oh ouais, comme j'aimerais les voirs se pisser dessus quand ils se rendront compte de ce que nous savons déjà, oui, nous sommes, en vérités, à l'ombre des sombres nuages porteur d'une foudre terrible, et oui, nous avançons masqués, titubant, dans l'attente du chapitre suivant.

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