04-30-2007
Faire.

Jérome Bosch
Le jardin des délices.
-Aller à un metting de Bruno Maigret avec un tee shirt « J'encule la France. »
-Boire une bouteille de mousse expansé comme une bouteille de chantilly.
-Faire un rodéo sur l'aurotoute A50 un après midi de départ en vacance.
-Brancher son masque à gaz sur l'échapement d'un 38 tonnes.
-Poser sa tête sur le rail de TGV Paris-Marseille un dimanche soir.
-Faire une promenade un samedi soir à la cité des tarterais avec un tee shirt du FN « La france tu l'aimes ou tu la quitte. »
-Devenir jardinier à Tchernobyl et se faire une omelette campagniarde avec les premières pommes de terres primeurs.
-Utiliser un baton de dymanite comme gode et transformer son cul en gateau d'anniversaire.
-S'asperger d'essence et transformer son corps en allume barbecue.
-Devenir gérant d'un magazin d'alcool et spiritueux à Bagdad.
-Ouvrir une boite à partouze à téhéran.
-Aller à un match du PSG dans la tribune boulogne et offrir le livre «l'existentialisme est un humanisme » aux supporters.
-Proposer au parrain de la Mafia Sicilienne de le remplacer et de transformer son entreprise en association de pétanque.
-Aller dans un bar néo-nazi de moscou et demander au gérant de passer du youssou n dour.
-Aller dans la cage du lion au parc de la tête d'or et jouer à chat.
-Faire une conférence dans le Bronx en expliquant que Malcom X etait un abrutit de nègre.
-Ouvrir un salon de beautée spécialisé dans la manicure et le bronzage sous UV à Grozni.
-Devenir pêcheur au lac victoria et se taper pleins de pute tous les soirs, sans capote.
-Essayer de se foutre la tête dans le micro onde, réglage décongélation pour commencer.
-Vérifier si la légende qui dit que si on boit de l'arsenic, qu'on s'immole, qu'on se pend, qu'on s'ouvre la carrotide, qu'on arrête de respirer, on meurt, est vrai.
-Engager un tueur à gage yougoslave et lui proposer d'organier un atelier couture pour un club du troisieme age.
-Regarder vivement dimanche en entier.
-Aller à une course de nascar au texas avec un tee shirt «Les iraquiens vous en foutent plein la gueule.»
-Aller à l'enterrement d'un mafieux Russe est remplacer la marche funèbre par un disque de la compagnie créol.
-Tomber amoureux d'une prostitué roumaine et proposer à son proxénète de vous accompagner pour la présenter à votre famille dimanche.
-Coucher avec la femme de Vladimir Poutine.
-Devenir Clochard en plein hiver à Stockolm.
-Entrer dans un bar remplit d'indépendantistes à Corte, et dire que les corses sont vraiment des grosses fégniasses et qu'ils feraient mieux de fermer leurs grandes gueule au lieux de faire les malins.
-Se bourrer la gueule dans une boite de nuit et dégueuler sur les chaussures du videur.
-Aller à Mikonos quand tu as des hémorroïdes.
-Ouvrir un cinéma dans la bande de Gaza et passer en premier film Rabbi-Jacob.
-Ouvrir un restaurant en Corée du Nord spécialisé dans les Bagels et les Donnuts.
-Devenir trafiquant d'armes et expliquer à un chef de guerre africain que vous n'avez pas de kalashnikov pour l'instant et lui proposer à la place des fraises tagada.
-Devenir serveur et renverser par maladresse une casserole d'huile bouillante sur les parties génitales de rocco siffredi.
-Aller dans un village de touareg en afrique et vider les réserves fréatiques en ouvrant une piscine municipale.
-Devenir baby sitter du molah omar et remplacer le biberon du gosse par une bouteille d'eau de javel.
-Miser 100 000 € sur un boxeur pendant un combat clandestin en serbie et ne pas payer.
-Devenir cobaie pour une industrie pharmaceutique du bengladesh.
-Ouvrir un aqua-parc en somalie.
-Faire mine d'être pizzaïolo devant les fours crématoire d'auschwitz losrqu'un groupe d'israéliens passe.
-S'allonger au milieu d'un champ de blé pendant que l'agriculteur passe sa moissoneuse batteuse.
-Aller à ground zéro pendant une cérémonie d'hommage aux victimes du word trade center et s'exlamer «ça c'est bien du travail d'arabe.»
-Continuer à lire ce blog.
04-26-2007
Air d'autoroute.
J'étais à 8 heure du matin dans la salle E1003, nous sommes 8 sur 14 élèves, c'est un plutot bon jours.
Je suis arrivé en premier par un miracle de la vierge Marie des transports en communs.
J'ai décroché un café presque bon à la machine. Je repose un peu ma tête contre mes poignets. J'ai tant besoin de souffler.
C'est drôle de se retrouver à 22 ans dans une salle d'anglais à faire des excercices que je faisais en 4 em. J'adore ça, ne vous en faites pas.
Non, ne vous en faites pas.
Si vous voulez un conseil, ne soyez pas joyeux. On ne pardonne rien à quelqu'un qui veut faire croire qu'il est de bonne humeur. Plaigniez vous tout le temps. On vous adorera. Rendez vos prochains utiles.
Mais ne comptez pas sur moi.
J'ai tant souffler pour vous que ce reste fade et sans espoir que vous faites tant bien que mal flotter à 37 degré 5 dans vos boyaux et que vous nommez âme me remplit d'un dégout inexpliquable.
T'es comme un gosse devant un nouveau jouet, t'es comme un dingue devant, tu es au paradis des mômes heureux devant leurs nouveau jouet, mais t'as pas regardé le mode d'emploie parce que t'étais trop content, alors du coup, t'as fait une connerie et tout est pété maintenant. Tu va décevoir ceux qui t'ont offert ca. Tu as honte pour toi, mais tu ne sais plus quoi faire. Tu aimerais te cacher pour toujours, ne pas montrer que t'es un sale petit connard de raté.
Le prof arrive tout droit d'une planète qu'on appelle Grande Bretagne, il a 40 ans passé, il parle pas un mot de Francais et il nous apprend à dire «Bonjour, où est le drugstore s'il vous plait? » .
Je soupir un moment, un cran d'arrêt glacé me passe sur le front. Je demande d'aller aux toilettes. Je me passe le visage sous l'eau, je me regarde dans la glace et je me soupir à moi même pour me redonner courage
« Nous transitons tous à travers les égouts de ce cimetière du bonheur que nous appelons éxistence contemporaine mais pour certains le chemin est plus long et plus nauséabond alors on peut bien s'assoir sur son canapé se foutre un calibre dans la bouche et coller sa cervelle au plafond mais ça serait foutrement pas original ou en tout cas il me faut une autre chose bordel de merde je retourne en cours moi et mes 22 ans de crises d'ado. »
Il m'est arrivé de rester une vingtaine de minute devant Nave Nave Mahana de Gauguin. Il m'a sembler comprendre alors la figure à l'arrière plan, le visage verdatre avec une robe rouge a fleurs blanches. Ce visage tient de l'apparition, de la révélation. En tout cas, il y en a assez pour moi.
Je suis hanté par ce regard. Déjà malade, affaiblit. Le regard inquisiteur, qui rend coupable.
Par le fenêtre ouverte, il arrive le petit vent frais de cette matinée. Le soleil commence juste à faire son entré. Je me retourne, et j'aperçoit une forêt haute, de chênes surtout. Très verte et fraiche. Au dessus, les nuages avait ouvert un petit corridore pour les rayons de soleil. C'était comme si la voute du ciel s'effritait un peu, sous le poids d'une chaleur attroce au dessus. Elle tenait encore, mais c'était fragile.
J'eut soudain envie de VIVRE dans cette forêt. Je construirais une cabane. Je ferais ma toilette dans les chiottes du batiment B ( les plus propres) et je mangerais des sandwich jambon-beurre du Crous. Je passerais mes journées à regarder s'égratiner les nuages au desus de moi. Je passerais ma journée à regarder s'effondrer l'homme à mes côtés.
J'ai le moral dans le tramway. Le peu d'énergie à la décharge, que survole des mouettes aux dents jaunes. Mes derniers espoirs se déssechent sur une aire d'autoroute, ou des routiers viennent pisser leurs vinasse. Mes yeux accrochés à des derniers lambeaux de spontanéité qui circulent rageusement, furtivement, toujours. Je voudrais laisser de côté mes esprits, mes états d'âme, ma rancune, tout ce qui est resté coincé, le laisser de côté, en réserve pour plus tard. Continuer seul, les mains dans les poches, avec une carcasse refaite a neuf. Aller frotter la cuirasse encore un peu, juste par curiosité.
Je n'ai plus que cela.
De la curiosité...
Continuez sans moi...
04-13-2007
Ca revient pratiquement au même.

Antonello Da Messina
Christ à la colonne.
Je vois que vous regardez ces gens. Effectivement, il y a à redire n'est-ce pas ?
Ou il n'y a rien à dire, ça revient pratiquement au même.
C'est dans ce genre d'endroit, un bar, rien de bien clinquant, que l'étude de espèce humaine s'avère excitante, ou déprimante, ça revient pratiquement au même.
Oui, je n'arrête pas de me contredire, n'est-ce pas une preuve d'intelligence ? Vous acquiescez.
Accroché à des heures tardives, je vois que vous essayez de découvrir, de déchiffrer votre visage dans le miroir derrière le bar, strié de bouteilles d'alcool fort et de volutes de cigarettes. Immobile au milieu de ce vacarne, votre tête d'ange apparaît faussé, dénaturé, diaphane, et vous cherchez, certainement, à recouvrir les traits du petit garçon de jadis. Vous avez honte de lui certainement? Pensez-vous qu'il vous jugerais?
Oh, méfiez-vous, le pire juge, celui qui peux vous envoyer au fond tu trou pour perpette, c'est vous même. Personne ne vous fera autant de mal que vous même.
On ne peux pas vivre avec soi même, en harmonie. On signe un contrat « à l'amiable » on limite les dégats le plus possible. Et puis, on raie des pans entier de contrat, on tranche à vif dedans. Pensez un peu à tout ce que vous n'avez pas respecté, tous ceux que vous avez trahit, aux mensonges que vous vous êtes fait à vous même.
Il y a dans la tête de chaque homme, une dose redoutable d'amertume et de nostalgie, auquelle ne résiste aucune boite crânienne. Ne l'actionnez surtout pas. Il n'y aurait plus de retour en arrière. Si le mal est installé, il va couver, se faire discret, pour ressurgir des 20 ans plus tard, et vous frapper là ou ça fait mal. Alors oui, face à cet état de cause, finalement, réfléchir, ici, au milieux de cette fange humaine alcoolisé, menteuse, tricheuse et dépravé, c'est peut être ici qu'on ressent le moins sa propre condition. Ou qu'on la ressent le plus, ça revient pratiquement au même.
Vous l'aurez compris, avec l'expérience, on se rend compte qu'il ne sert à rien de fuir. Mais on continue à se poser des questions, on cherche à se prouver qu'on est encore en vie. Il n'y a rien de tragique la dedans. Absurde? Certainement. Et alors?
S'accouder à se bar, rapprocher le cendrier, faire signe à la barmaid, lui parler à l'oreille, tourner sa tête vers le miroir, inspirer un instant, et poser cette minute au milieu d'une pile d'autres minutes, toutes passés tant bien que mal. Il n'y a rien d'autre à faire.
Vous évitez le regard des autres hommes. Je le vois. Ce ne sont pas vos bourreaux vous savez? Oh oui, je vous comprend. Un vague dégout.
Regardez, votre verre arrive. Buvez avec éléguance. C'est une rébellion vis a vis de toute cette laideur putride d'être éléguant aujourd'hui. Dans vos geste et dans vos réactions.
Vous connaissez ce mythe du cimetière des éléphants ? Les éléphants se sentant mourir quittent le groupe, et vont s'isoler, seul, pour aller mourir, au cimetière des éléphants. Ils veulent garder leurs dignité face au groupe, et aller agoniser loin d'eux.
Vous connaissez la route du cimetière des éléphants. Vous l'avez aperçut.
J'en reviens peut être, moi même. J'aurais certainement des choses à vous dire. Mais la nuit est encore longue. Laissez moi m'installer ici.
Du gin, oui, merci.
04-06-2007
Machine à vivre.
J'ai à la maison une machine à vivre.
Inutile de lui glisser des pièces, elle ne joue pas.
Elle ne construit rien, elle se lève
marche
dort
mange.
J'ai à la maison une machine à vivre.
Disloqué, éraillé,
Qui repousse continuellement
Un jour l'autre.
J'ai à la maison une machine à vivre.
Elle fait de la peine à voir
Si grande et si peureuse
A l'assaut
De sa colline, avec son rocher
Stupide et magnifique.
J'ai à la maison une machine à vivre.
Ne la regarde pas dans les yeux
Il n'y a plus beaucoup d'éclairs
D'un rien
Il n'y a que
Ce don d'invisibilité.
J'ai à la maison une machine a vivre.
Elle me susurre à l'oreille
Ce dernier round était plutôt
Eprouvant
J'y ai laissé des plumes
Mais je garde encore un peu
D'âme en moi
Un supplément de vie et
La prochaine reprise est pour moi.
Et je vois ma machine a vivre
Qui se relève
Titubant lourdement
Elle se redresse
Et retourne au charbon
J'essai de dire à ma machine à vivre
D'oublier les messages sibyllins
Qui abondent autour d'elle
Mais elle ne veut rien savoir
Ma machine à vivre
Est proprement immonde
Et ne veut rien laisser passer sur elle
Elle devrait baisser un peu la garde
Mais elle a été touché, déjà
`
Alors elle se méfie
Forcement.
04-03-2007
Nous juger.
Il se lèvent tous ce matin là, avec plus ou moins une idée dans la tête, et c'est partis, ils vont voter.
Pourquoi est-ce que ça énerve tout le monde quand je dit que moi, ces jours la, que ça soit pour la présidentiel, la législative ou la régionale, je reste dans mon lit douillet ?
Genre: des gens sont morts pour le droit de vote, respecte au moins ça ! Ouais, mais alors moi, j'ai demandé à personne de mourir, je souhaite la mort de pas grand monde, et, y a aussi des mecs qui sont morts dans des manifs pour les droits de la chasse, y en a qui sont mort pour le fascisme, pour le communisme, pour l'anarchisme...y en a aussi qui sont mort en traversant la route, et s'endormant et en allant aux toilettes, alors bon...le coup de la mort, ca me fait un peu marrer.
Genre c'est ceux qu'on eut raison en fin de compte qui ont gagnés ?
Oui, je fais partis de ces gens, qui pourraient très bien aller voter, c'est pas parce qu'ils ne peuvent pas, c'est juste qu'ils en veulent pas.
En fait, c'est pas très dure à faire...Tu reste dans ton lit, tu relève un peu la couette sur tes oreilles, et tu attends un moment, avec de la chance, tu te rendort. Le mieux après, c'est qui tu ailles prendre un café en regardant par la fenêtre le soleil, un moment..comme ça...en silence.
Après , t'as le choix t'sais, j'impose rien...Un p'tit coup de oui chef sur M6 ça peut le faire, ou alors Turbo ? Le magazine de décoration? Le jours du seigneur? Libre choix. L'important étant de ne pas aller glisser ton billet nauséabond dans cette fange de république-démocratique à la mort-moi-le-fion.
Bien sur, il faudrait développer.
Déjà dire que ma première et unique conscience politique a été anarchiste. J'ai lu les livres, au bout d'un moment, c'était chiant. Mais les autres livres des autres mouvances politiques étaient encore plus chiant à ce que j'ai vu, alors j'en suis resté là. La base étant donc pour moi de ne pas aller voter.
La meilleur arme, c'est le bulletin de vote. Ah oui , c'est clair. Mais dit moi, la révolution, elle va se faire avec Besancenot? Arlette? Buffet? Bové? Déja, ils sont incapable de se réunir. Alors, si ils tapent dans les 8 ou 9 % à eux 4, ça sera déjà fort. Les gros candidats rigolerons un coup, et sarko et ségo iront au deuxième tours.
Et après, t'en fais quoi de ton arme ? Tu vote blanc au deuxième tours ? Ca fait trop peur effectivement...
Non, tout ça c'est du mou, de la branlette républiquaine, démocratique, démagogique, des passations de pouvoir orchestré en coulisse, pendant que le peuple crois détenir une « arme ».
Ils sont beaux tous ceux qui se félicitent d'avoir fait grandir les listes électorales.
Et tu veux qu'ils changent quoi les politiques aujourd'hui? Quand une boite décide de délocaliser, tu veux faire quoi? La solution extrême ce serait de bloquer les frontières, genre autruche....
Non, de toute façon, l'économie dirige le monde. Alors, un homme politique, aujourd'hui, ça te change la vie à un niveau plutôt banal. Les limitations de vitesses, la TVA, les graces presidentielles...
Et puis, mon problème numéro un, quand même, c'est que tout ça, toute cette mascarade, elle relève des hommes. C'est encore et toujours eux qui sont là. Alors, pour moi, voter, c'est COLLABORER. Je ne compte soutenir en rien ce que peux faire l'homme. Qu'ils fassent ses affaires, j'observe mais je ne participe pas.
Si je dois payer une amende un jours parce que je n'ai pas voté, je la payerais. Je n'irais pas me fourvoyer avec l'homme. Quand bien même le monde changerais, ce serait encore et partout des hommes, à faire une nouvelle révolution, une nouvelle constitution, un nouveaux pouvoir...
Tout a déjà été fait, tant qu'il y a de l'homme dans tout ça, rien ne fonctionne, que la haine, la cupidité, la jalousie, la guerre.
On n'arrive jamais à se vider complètement de toute la merde qu'on a dans les boyaux.
Je laisse aux chiens l’exploit de nous juger.
le blog de l'institut


