le blog de l'institut

De profundis clamavi ad te Domine, exaudi vocem meam. In te, Domine, speravi, non confundar in aeternum.

05-30-2007

Je lis Ovide.

carr__blanc_sur_fond_blanc_1918
Kazimir Malevitch
Carré blanc sur fond blanc. 1918


Juste au passage, Louis Maigret en 1555 écrit Traité touchant le commun usage de l'écriture française ou il prône le besoin pour la langue française de se simplifier au maximum, arrivant jusqu'à un langage phonétique.
Jacques Pelletier du Mans en 1550 dans Dialogue de l'ortografe e prononciation françoese . Réforme importante de la langue.
Ou encore Pierre de la Ramée en 1562 avec sa grammaire.
Tous ces gens on voulut refonder la langue française écrite, pour la simplifier, la nettoyer de ses incohérences et de ses exceptions. Enfin, la rendre accessible à tout un chacun, toutes les classes sociales. L'orthographe était véritablement voulut comme un langage sms. Car au delà des mots et de la façon dont on l'écrit, c'est l'émotion, seul, qui compte.
Ou comme il est dit « Au commencement était le verbe» ce que je traduit par; au commencement était l'émotion.
Ces réformes ont plutôt été mal vu, et la plupart des éditeurs qui ont voulut ces réformes ont subit des désagréments plutôt désagréable, vu que la plupart ont été brûlés. Ont refusa ces réformes parce que rendre la langue accessible, c'est permettre au connnards absolu de comprendre ce que la cours et le monde ecclésiastique racontait.
On maintien l'orthographe parce que c'est un moyen de ségrégations, de maintien dans une couche sociale bien précise. Je dis que cela perdure encore .
Non seulement par des règles syntaxiques désuètes, mais aussi par des registres de langues qui ont toujours pour but de séparer les classes. Mode soutenue/courant/relaché/populaire/vulgaire.
C'est donc pour toutes ces raisons que je pense que je ne vais absolument plus faire attention au règles de grammaire orthographe syntaxe.
C'était déjà un peu le cas avant, ben maintenant, c'est revendiqué.
De plus, j'ai lu un article dans un journal scientifique (qui écrit encore en respectant les règles de grammaires l'imbécile), que l'on arrivait à comprendre le sens d'un mot même si l'on écrit quelque chose comme une lettre sur deux.

Pr exmpe, vus me cmpren qan j'ecrt just ca. C' et bin la pruv qu vus n'et ps stupd.

Par delà ces considérations super cool, je tiens à dire que je ne SUPPORTE PLUS la littérature qui nous pond des oeuvres avec des héros, des personnages, un narrateur, une histoire cohérente, un début un milieu une fin. Je ne sais pas...ces gens ce sont ils rendus compte que André Breton était passé par là? Faudra t'il relire le manifeste du surréalisme qui refuse et interdit la forme du roman? et cela déjà depuis 1924? Ont ils lu l'article de Sartre Francois Mauriac et la liberté?  Connaissent ils le nouveaux roman? Beckett? Ou Céline qui à la fin de sa vie, insulte la jeune littérature, la définissant comme une «immonde vieillerie» ?
On renâcle la même forme depuis des siècles et des siècles. Tout a déjà été fait. Si je veux des aventures, je lis Ovide, je lis Homère, je lis la Bible, je relis les pièces de théâtre classique et j'aurais fais le tour de la question.
Il n'y a plus aucunes histoires à inventer, sur le point sentimental ou héroïque, ou tout ce que vous voudrez. Il faut enfin s'autoriser à être libre.
J'attends l'écrivain qui jouera son Malevitch, et qui publiera un livre ou il n'y a que des feuilles blanches. Signe qu'enfin, tout est libre. On remet tout à zéro, on tire un trait sur ce qui a été fait, et on entre dans un espace de liberté pure et totale. Aussi bien sur la forme que sur le fond.
Un rejet totale de l'obligation de la forme ( orthographe, grammaire, syntaxe), un rejet de la structure du roman ( intrigue, description, péripéties, personnages, héros, shéma, histoire) et une liberté entière réservée a l'émotion. De ce fait, la littérature devra se rapprocher de la musique. Comme l'art picturale se rapproche de la musique. Car la musique est abstraction et sensation pure.
Pourquoi la littérature doit toujours s'attacher des principes qui l'ancre dans une réalité et un espace? Le livre est dépendant de sa matérialité certes. Et c'est bien pour cela qu'il ne touche à l'abstrait et à l'émotion pure que par une volontée extrême, et un travail acharné et méticuleux.
Bref, tout ça pour dire que je ne sais pas comment sortir le livre de sa condition, mais je pense qu'il faudrait le faire. Bref, tout ça pour dire que maintenant, je vais écrire comme bon il me semble. Bref tout ça pour dire que je vais me faire un café.

Faut vraiment avoir du temps à perdre pour écrire quelque chose comme ça juste pour se justifier qu'on ne sait pas écrire français et qu'on a pas d'idées.

Posté par interner à 11:21 AM - Puisque personne me demande mon avis. - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]


05-18-2007

26°17,31 Sud 80°05,38 Ouest

picasso_autoportrait
Pablo Picasso
Autoportrait


J'écris pour la gloire. J'éspère que Nicolas Sarkozy m'entendra. J'écris aussi pour Dieu mais je ne pense pas qu'il m'entendra. Il est probable que l'élysée possède l'ADSL, mais au ciel, ils en sont surement encore au minitel.

-Dieu: Nom, masculin. Personnage récurent de l'histoire humain, sorte de barbu-invincible-superstar-dandy qui prend un malin plaisir à créer du superficiel. L'homme a inventé Dieu, non l'inverse. Ou comme le dirait Fritz Zorn, «Si Dieu n'éxistait pas, il faudrait l'inventer, rien que pour pouvoir lui casser la gueule.»

Au supermarché ce matin, il y avait un rail de lampes fluo qui ne marchait plus. Le rayon produits frais-traiteur-promotion n'était plus éclairé, ainsi que le rayon épicerie-pâte-farine-pains. Ce système de présentation n'est pas adapté à la pénombre. Les paquets de chips et les conserves de petits pois ne scintillaient plus. Toute l'invention du spectacle de consommation était tombé à l'eau. Il n'y avait plus que des produits empillés, fades, sans artifices, et les consommateurs qui passaient là semblaient bien se rendre contre de la supercherie habituelle.
Sans lumière, plus rien ne tenait, on se croise alors avec nos chariots à la con, et on comprend soudain l'empleurs des degats. Puis tout se rallume, et le spectacle recommence.

-Spectacle
: nom, masculin: Principe de fonctionnement de la société contemporaine. Télé-réalité permanente, exister dans du rien. Ou comme le dit Debord: «Dans le monde réellement renversé, le vrai est un moment du faux.»

Moi, ce que j'aimerais, c'est rien glander. Regarder les trucs interdit aux gens qui ont une vie social.
Sophie Davant, les recettes d'Eric Leautey, puis Motus avec Thierry Becaro, regarder Toute une histoire de Delarue, inspecteur Derric. Râler devant Bon appétit bien sur.
Regarder les nuages passer de ma fenêtre, faire mes courses quand il y a personne au super U. ( Oui je sais, je parle beaucoup de mon supermarché, mais c'est un des moments les plus intenses de ma vie.) 
Faire des gateaux, boire des cafés, regarder le rhône couler, lire dormir rêver.

-Rêver: verbe, masculin: Activitée antiproductive, détournement conscient de la réalité, refus d'éxactitude. Ou comme le dit Bergson, «rêver, c'est se désinteresser.»

Dans le métro, dès que je vois quelqu'un qui s'approche du quais quand le métro arrive, j'ai toujours l'impression qu'il va sauter.
Moi même d'ailleur, je me dis que ça pourrait se faire là, maintenant, que la mort arrive sur ma droite, que si je saute, je la croise. Quand on tend l'oreille, juste avant que le metro arrive, on entend un murmure, un tremblement, c'est la mort, qui fait son entré, son chant de sirène.
Le problème, c'est que je peux trouver sur-le-champ une bonne vingtaines de raisons de mourir, alors que je serais bien en peine de trouver une seule raison de vivre.
Je ne sais pas vraiment comment font les femmes, je ne sais pas vraiment comment font les hommes.

-Homme: Nom, masculin: Se rapproche à s'y méprendre d'un animal que l'on nomme Pagure. Un mot formé de pag; ajuster, enfoncer et de oura; queue. Ce crustacé est ainsi appelé parce qu'il a une queue molle, qu'il loge dans des coquilles vides. Ou comme le dit Céline: «Faire confiance aux hommes, c'est déjà se faire tuer un peu.»

Toujours est il qu'au large de l'amérique du Sud, à quelque chose comme 26°17,31 Sud et 80°05;38 Ouest, il y a une ile, seule. Le tarmac d'une piste d'attérissage la traverse de long en large. Quelques sentiers sont tracés. Il y a des batiments, tout semble désert. On n'habite plus là-bas. Il n'y a pas de végétation, tout est brulé.
Sur google earth on peut la voire. L'Océan semble de métal autours. Les brisantes viennent s'effondrer tout autour, sur les falaises séches et brulante. C'est un no man's land, perdu, oublié. Le temps se passe comme ici. Le soleil est comme ici. Le lune est comme ici. Pourtant, ce n'est pas ici. C'est l'envers du décor.
A l'heure actuelle, en cette seconde, les vagues continuent de venir frôler les falaises. Peut être que très haut dans le ciel, on voit la trace d'un avion qui passe. Peut être que dans cet avion, il y a une steewart qui offre des mini canette de coca aux classe éco, pendant qu'un chef d'entreprise s'endort dans son siège.
Peut être qu'en dessous, sur l'ile,  un homme est face a la mer. Peut être qu'il SAIT, et qu'il sourit. Peut être qu'il attend. Peut être que la nuit, il regarde les même étoiles que moi.
A n'importe quel moment de notre éxistence, quand on bois une bière, quand on fait les courses, quand on fait la queue, quand on amène sa voiture au garage, quand on fait le ménage, il y a toujours le bruit de l'ocean sur cette ile. Il y a toujours des embruns qui viennent bruler la terre.
Ou comme dirait Michaux: «C'est avec son manque qu'il possède, qu'il prend.»

Posté par interner à 10:40 PM - En bon état. - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

05-12-2007

Ecriture automatique.

max_ernst_antonius_72dpi_gross
Max Ernst
Die Versuchung des Heiligen Antonius


Essai d'écriture automatique.

Réalisé le 4 mai 2007 à 23h44


Partir au dela des elans émois., Et si les attentente etaient plus fortes, au point qu'il ne faut pas y accorder d'importance? Je n'ose pas definir les termes de caracalas, mais j'ose y regarder de plus pres.
Si les chemins m'emmenent, il ne faut pas y croire. Mais les trains ne devisent plus ensemble depuis un certain temps, et l'idee que l'on se fait de ces choses sans importance, est illusoire.
J'espere dans un avenir proche trouver a ma porte des enfants que la rue et le fleuve me ramene, mais je n'y crois pas trop. En voyant tout ca, je retrouve une idée plus ancienne...J'y concent un abribus dans un paladium qu'il ne faudrait pas essayer. Les drakars de l'impatience sont pourvut de dentelles avec a leurs bords des elephants d'afrique.
Au dessous de l'espece humaine est une entité majeur qui se nomme enfance. Par dela un ocean de narcisse, se reflete un dernier soupir. Les ombre de ce chemin evoque des passions fulgurantes, qu'il faut oublier, renier.
D'un passé lointain, il ne faut pas restreindre. J'ai peur en entendant ces cris rugueux, mais je pousse la porte et vois un interieur limpide. le dans des tenebres incarne avec precision des trace d'une parfaite coincidence. A bout de souffle, je retiens la source. Une ecrevisse accroché a ce sac a dos respire dans un air fade de l'ombre en canette.
Les jarets de porcs sont les poemes les plus anciens. Leurs oeuvres ne tiendra pas face a tout ce qui me degoute. Mais si je les envois par ailleur sur un domaine inexplorer, il se pourrait bien que les bonnets de bains partent a la derive. Une infidelite suspect qui appartient au passé et dont il ne faudrais pas exagerer l'importancre.
Nul ne saurais croire a ces choses, mais j'espere tout de meme garder la theorie des especes en voix glacial. En rêvant des circonvolutions, il se noit avec le dessein certain d'y retrouver une pathologie differente. J'adore ces chants qui se leve au dessus de l'etang, et j'y vois une derive des continents. A partir de ce moment, je declare insoumis toute personne qui mange a ma table, et qui ose me parler du bon dieu. Et si je croyais vraiment aux choses ?
Mediter sur une lecon rebaclé constitut le sacrifice ultime des crapauds. Pourquoi ne pas y voire des strategies qui s'inspirent directement des idées politique d'une affaire a rebourt. Et si l'ombre qui se dessine descend jusqu'à ce clair etang qui surplombe les marches d'un ascenceur?
Y voir des lames de rasoirs s'enfiler au dessus de la lune. Je desepere mes parents au manque d'ahurrissement.  Mais mes devoirs m'appellent a une restriction d'une plus grande part .
Si les idées germent comme des choux fleurs, les miennes ne tarderont pas a finir au micron onde des placard. A rebourt, et ce sans une fixe planche bien accroché pour pendre un marteau et tout le necessaire a une bonne confection de ce que nous n'auront jamais.

Posté par interner à 07:44 PM - En bon état. - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
« Accueil  1