02-28-2007
Je suis drôle parce que je suis pas drôle.
J’aurais aussi pût lui parler de tondeuses à gazon si l’idée m’était
passé par la tête.
C’est drôle, il y a des moments ou tu te dis que, si ça avait existé
des fiches réponses a tout, tu aurais claqué tout ton fric dedans.
Bref, l’autre jour, j’ai pensé à mon avenir, et je me suis rappelé une
des premières fois ou j’avais pensé à mon avenir. Oui, quand je pense à
l’avenir, je pense au passé, mais voilà, vous commencez à me connaître.
En fait, je devais être en 5em, et j’étais en cours d’Allemand, et je
m’étais fais virer du cours pour un truc comme quoi j’aurais foutu le
bordel. J’attendais derrière la porte de la salle, dans un long couloir
vide et blanc. C’était neuf, ça ressemblait un peu à l’hôpital.
On entendais un peu les bruits des autres classes. Derrière les portes,
il y avait des élèves qui ne se faisaient pas virer, eux.
J’ai ouvert
la fenêtre, on devait être en avril, il y avait des gros nuages
cotonneux électriques et grossiers qui commençaient à envahir l’espace,
déchirant l’horizon insipide. Je n’aimais pas cette petite ville. En
bas, c’était les cuisines de mon collège. On était vers les midi, il y
avait des odeurs de fritures, sûrement des frites, c’était vraiment une
bonne nouvelle.
Seul dans ce couloir, immense, je me suis sentis petit. Alors que la
vie tournait autour, partout autour de moi, je regardais par la
fenêtre, et je respirais des odeurs de fritures. J’avais peur que le
directeur passe dans le couloir et me chope à être viré de cours encore
une fois. Mon cœur s’emballait à chaque bruit, j’étais inquiet.
Et puis, voilà, j’ai pensé à l’avenir. C’était un long couloir blanc
qui se termine dans rien avec une odeur de friture et des angoisses
dans le ventre.
J’ai aussi compris que la vie ne ferait de cadeaux à personne, et
qu’elle ne me raterais sûrement pas. J’ai même peut être commencé à
sentir les immenses rouleaux compresseurs qui commençaient leurs
travails. La vie m’avait déjà attrapé par les jambes, et elle
commençait à broyer. Moi, au dessus, je faisais des grimaces hilares,
un espèce de chant du signe, mais voilà…
En fait, je suis drôle parce que je ne suis pas drôle.
Je ne connais pas beaucoup de personnes aussi sinistre que moi.
Et puis voilà, j’ai dût rentrer en cours après une dizaine de minutes.
Les nuages continuaient à approcher. J’ai fais un sourire de merde à mes
potes du fond de la classe, j’étais toujours drôle et le meilleur. Et
puis, par la fenêtre qui donnait sur le sommet des châtaigniers, dans
la grande cours, j’ai regardé encore un moment les nuages qui sonnaient
la charge.
Sinon, je me suis fais coller une fois parce que j’avais oublié mon
manuel de français, une fois parce que j’avais sauté sur des sacs, une
fois parce que j’avais craché par terre, une fois parce que c’était pas
de ma faute m’sieur, une fois parce que j’avais lancé des espèces de
fléchettes fabriqués avec des cartouches d’encre et des petites
ailettes en papiers. En bonus pour cette dernière colle, j’ai dût
enlever toutes les fusées de ce genre dans les plafonds du collège.
Je
remercie particulièrement l’éducation national libre et laïque de la
république démocratique française.
Vous connaissez l’histoire de ce détenu condamné à mort aux états unis
et qui commençait a faire un malaise violent quelques jours avant sa
mort ? Et ben l’administration pénitentiaire l’a envoyé dar-dar à
l’hôpital pour le rafistoler et le remettre en bonne santée, et puis,
ils l’ont reconduit dans sa cellule, et puis il a pût marcher tout seul
pour monter sur la chaise électrique quelque temps après.
Allô Kafka ? t’es ou là ?
Et puis je crois bien que le petit vieux du premier étage est mort. Il
était très vieux, tout au bout de la vieillesse. Un matin, j’ai vu une
ambulance en bas de l’immeuble. Le vieux Monsieur devait monter
jusqu’au 1er étage, et dieux c’est que c’était liberticide pour lui. Je
m’attendais toujours à la voir tomber, mais non, il se rattrapait en
rigolant un peu. D’ailleurs, il rigolait toujours un peu dans sa barbe,
on ne comprenait pas ce qu’il disait. Si ça se trouve, il se foutait
bien de notre gueule.
On aurait dit un espèce de marin dans son look, avec un béret, une
canne et une veste bleue marine. L’ambulance était là et il y avait une
civière pour le transporter. Je ne trouve vraiment pas ça drôle vous
savez. C’est bien dommage que la mort s’attaque si souvent aux gens
vieux, les plus faibles. Il y avait cette civière en bas des escaliers.
Ces escaliers de merde. D’ailleurs, j’ai envie de lui faire un petit
poème, parce que je ne vois pourquoi.
Cher vieux Monsieur
Ces putain d’escaliers
Ne te feront
Plus
Chier.
La civière, c’était pour transporter le vieux Monsieur dessus.
En y
réfléchissant bien, tout est histoire de transporter.
Notre mère nous transporte dans son ventre, on nous transporte dans un
petit lit, on nous transporte dans une poussette. Puis on nous
transporte dans une voiture, on transporte ses courses, après on
transporte ses poubelles et après, les poubelles sont transportés dans
des camions. Puis on transporte sa merde dans ses boyaux, et puis la
merde est transporté dans les égouts. On transporte ses valises, on
transportes ses couilles. On transporte son mal de vivre, ses joies et
sa connerie dans le métro ou les bus. On transporte sa copine, on
transporte une civière, on transporte un cercueil, et après, a priori,
on arrête les réflexions a la con comme celle là.
J’aimerais dédicacer ce post spécialement à tous les habitants de la
ville de Culoz.
02-11-2007
A vau-l'eau.
Vincent Van Gogh
Autoportrait saint remy.
"Voyez cela, je vois mon père.
Voyez cela, je vois ma mère et mes soeurs
et mes frères.
Voyez cela, je vois tous mes ancêtres qui sont assis et
me regardent.
Et voilà, voilà qu'ils m'appellent et me demandent de
prendre place à leurs côté, dans le palais de Valhalla, là où les
braves vivent à jamais."
Prière viking.
Ne vous inquiétez pas, je n’ai trahit personne. Pour vous rassurer,
sachez que la première fois que je devais aller à la fac, je me suis
retrouvé dans un Ikéa…rassurez-vous, l’honneur est sauf.
Rassurez vous,
vous mes ancêtres, j’arrive à faire le plus beau des sourires de faux
cul, mais je n’en pense pas autant…
Rassurez vous, vous qui avez été alpinistes, qui voltigiez sur la cimes
des parois abruptes, défiant le soleil, fumiez une clope au sommet de
quelques col dépassant 4000 m ; je jongle avec la vie chaque jours, je
tiens en équilibre sur son absurdité, je la met en scène, elle n’aura
jamais le dessus, je ne suis pas encordé, et je glisse mes doigts dans
les plus infimes failles qui soient, pour chercher à me rapprocher des
étoiles.
Rassurez vous, vous mes ancêtres qui êtes tombés face contre la terre,
au milieu de quelque champs de bataille, ici ou ailleurs, les armes aux
poings, les larmes aux yeux, une balle en plein cœur, j’ai le meilleur
des gilets pare-balles, la haine glisse sur moi, et je n’ai même pas
besoin d’arme, car je vois autant de foudre dans une phrase qui peut
fouetter la page blanche et couler de par elle même sur une autre
phrase, que dans un carnage sanglant militaire.
Rassurez vous, vous mes ancêtres qui vous vantiez de ne pas décrocher
le tabouret du bar cradingue que vous fréquentiez, laissant les plus
belles ardoises de l’histoire de l’alcoolisme, et vous qui rigoliez au
médecin qui vous conseillait de lever le pied, je ne flancherais
jamais, je prendrais n’importe qu’elle trou duc’ de n’importe quel rade
de la planète et je hisserais fièrement le drapeau savoyard sous leurs
nez, qu’ils sachent qu’il y a toujours plus fort qu’eux, quelque part.
Rassurez vous, vous mes ancêtres qui étiez les premières féministes
avant l’heure, vous qui n’avez jamais dépendu d’un mec, qui faisiez
très bien sans, et qui meniez votre vie comme bon vous l’entendiez,
contre l’avis de l’opinion publique, je ne me foutrais jamais de la
gueule d’une fille, sachant que c’est ce qui pourra me faire le plus
mal au cœur, je tomberais aux genoux de celle qui en vaudra la peine,
et je la protégerais de mon mieux.
Je vous entend tous, dans mon dos…J’entend vos squelettes qui s’agitent
dans vos cercueils…Vous êtes en transes, vous réclamez a boire, vos
orbites RÉCLAMENT le soleil.
Mais rassurez vous, il y a toujours des uppercut qui atterrissent en
plein foie, sur le ring du césar palace. Il y a toujours des V10
rugissant, frôlant les barrières de sécurité du circuit d’interlagos a
300km/h.
Il y a toujours mademoiselle la grande faucheuse qui fait des
siennes, et il a toujours des connards pour lui renvoyer son sourire
pervers.
Il y a toujours la vie qui coule , le sang qui déboule en
torrent dans les veines de certaines personnes, des âmes qui tiennent,
de ces regards qui vous font chavirer, de ces coups de pinceau de
francis Bacon qui bouleverse le genre humain.
Il y a toujours la lune
qui fait la course avec le soleil, tout part a vau-l’eau, le temps qui
ronge des os inlassablement, des mecs qui passe l’arme a gauche et des
fleuves qui continuent de couler, majestueusement.
J’irais porter de mes nouvelles aux dieux des fleuves…qu’ils soufflent à tous mes ancêtres, que le dernier rejeton de la famille, le fils
unique, est toujours là, et qu’il ne compte pas lâcher le morceau de
sitôt.
02-05-2007
Soit on en a trop.
Quand je suis sortis du metro, j’aurais pût prendre l’autre sortie,
j’avais remarqué qu’il n’y avait personne. Mais j’ai fait expres
d’aller vers les controleurs pour leurs montrer que maintenant, j’avais
crédité ma carte d’abonnement…Histoire de dire « Tiens connards, tu
peux plus me foutre d’amande heiiin ? Ca te fais chier heiiin ? »
Alors
que c’est complètement con vu que c’est exactement la manière dont ils
veulent que les gens reagissent en leurs mettant des amandes, mais je
n’ai jamais dit que je n’etais pas complètement con.
Il a regardé mon
prénom sur ma carte, et après l’avoir validé, il m’a dit « bonsoir jean
baptiste ».
Vous savez pourquoi il a dit ça ? Non, ce n’est pas parce
que c’etait marqué dessus connasse…enfin si, aussi mais bon…Oh allez ta
gueule…
Non, en fait, c’est parce qu’il a bien saisi toute l’empleur de
ma folie dévastatrice, antidéluvienne et eschatologique, d’origine
purement, totalement et indéniablement haut-savoyarde.
Il a bien
compris qu’il fallait pas me faire chier et qu’il fallait savoir à qui
il parlait.
D’ailleur, quand Chirac a fait sa bourde sur l’Iran,
c’était en pensant à moi…
Effectivement, puisqu’il sait que je vais être le prochain dictateur à
la tête du futur royaume souverain de piemont-sardaigne. Vous ne
comprenez pas ? Et bien, puisque placé géographiquement à côté de la
triste et pitoyable France, cette dernière pourra bénéficier de toute
la protection de mon arsenal de défense militaire. N’oublions pas que
mon royaume possedera la nouvelle arme d’une puissance équivalente à
environ 3 000 fois Hiroshima, je veux bien sur parler du Pouvoir Des
Fleurs.
N’oublions pas non plus la capacité qu’on les savoyard à lancer
des cœurs depuis leurs ventres comme les bisounours, et vous
comprendrez tout de suite la manière dont les Iranien vont se chier
dessus.
Sinon, j’ai testé pour vous la crème anglaise toute prête de
chez Danone. Et bien mon foie, c’est pas mal du tout….Sauf que je ne
vois pas les petits grains de vanille, et je soupçonne Danone
d’utiliser de la vanille de synthèse…( si tel est le cas, le royaume de
piemont sardaigne fera un embargo sur tous les produits Danono pendant
300 ans.)Mais c’est bon quand même.Disons que ca a de quoi vous faire
oublier que vous aller devoir vous taper l’adolescence clémentine de
Marot…
Je vous donne de ces détails indiscrets que vous compreniez un peu…Je
vous fais passer derrière l’écran un moment…Mais je ne vous perd pas,
je vous rattrape au vole ;vous êtes bien ici, restez encore un peu !
Je pourrais vous donner des conseils de lecture non ? Moui, vous n’avez
pas tord. Les gens qui donnent des conseils de lectures sont d’un
pédant…c’est toujours genre « han tu aime ca ? Ohh tu devrais lire ce
bouquin de l’autre connard machin truc, tu va aimer ».
C’est toujours
moi je sais et pas toi…
En plus, partant du principe que les 9/10 des
livres que l’on m’a conseillé étaient : au choix, cocher la bonne
réponse :
-Tragique de stupidité.
-Remplit d’inepties.
-Lourd et indigeste.
-Stupide et aliénant.
= Il ne faut écouter personne.
En plus, la personne qui ne connaît pas répond toujours « ah oui,
j’connais pas mais je suis sur que je vais aimer ! » Ben non connasse,
( pourquoi je met au féminin ? ) si t’as pas lu tu peux pas savoir…
Depuis des plombes, on me conseil de lire le parfum. Me viendra l’idée
de le lire quand Béatrice Dalle frappera à ma porte et se jettera
à mon cou.
Tout m’énerve bien sur…
Mais le problème avec les livres, c’est que soit les gens en lisent
trop, soit ils n’en lisent pas assez.
Finalement, c’est un peu comme avec l’argent, le problème , c’est que
soit on en a pas assez, soit on en a trop.
C’est aussi pareil avec l’amour, la nourriture, les cachets d’aspirines
et finalement, c’est aussi pareil avec cette putain de vie.
Soit tu
crève trop jeune et t’en a pas eut assez, soit tu joue les
prolongations, et tu commence à regarder l’heure qui tourne…
« Ce monde n’est qu’une immense entreprise à se foutre du monde. »
L.F
Céline.
Il y a aussi le club de sport d'en bas de chez moi qui avait fermé. Ils auraient pût le remplacer par un truc utile comme par exemple un magazin de cosmétiques ou une épicerie oriental, mais non...Ils ont refait un club de sport.
C'est vraiment le comble de la connerie urbaine ces clubs de sport. Les gens font les loques toute la journée à prendre les escalators, le metro, le tramway, sa bagnole et à se faire commander des pizzas, mais ils vont aller suer commes des gorets dans une toute petite salle à faire du vélo qui avance pas, entouré de pétasse liposcucé et encouragé par un coach à la con fringué avec un survêt moule burne jaune fluo.
M’enfin…la machine à vivre en verra d’autres…
Portez vous bien.
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